micro-zOom sur atelier n°5

Retour sur un drôle de bestiaire !

Un vent à la fois insulaire et Inca a soufflé sur l’atelier du jeudi 28 mai 2015, à l’école primaire Tristan-L’Hermite de La Souterraine.
La Licorne de Vassivière, œuvre éphémère de Yona Friedman, présentée en 2009 au Centre international d’art et du paysage de l’île, a insufflé à nos participants des idées d’animaux imaginaires.
À l’aide d’éléments végétaux glanés, ils ont modifié leur apparence. Puis le vent a chassé les nuages et les ombres projetées ont donné vie à des silhouettes surprenantes et à une série de photos renversante !

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micro-zOom sur atelier n°4

Prolongement de la découverte de l’oeuvre Graines de Lumière d’Érik Samakh  (-> voir aussi micro-zOom sur atelier n°2)

Dessiner dans une pièce sombre à l’aide d’une source lumineuse pointée vers l’appareil photo dont le temps de pose a ici été fixé à 10 secondes, cela porte le nom de « light drawing » – ou « dessin de lumière »– et c’est l’expérience qu’ont réalisé les enfants des ateliers de La Souterraine.
Si le dessin s’évanouit aussitôt après sa réalisation, la photographie le restitue, permettant de conserver une trace, de saisir les sens des mots « éphémère » et « pérenne ».
Le corps et l’objet dans un espace et un temps donnés en appellent à la chorégraphie.
Les silhouettes des enfants apparaissent (clins d’œil notamment aux Space writing de Man Ray ou à la série des Light painting de Pablo Picasso et Gjon Mili), puis seules les traces lumineuses se manifestent tels des feux follets.

 

micro-zOom sur atelier n°3

29 01 2016 : de courtes sculptures !

Dans la série des One minute sculptures, datant de 1997-1998, à l’aide de croquis et divers objets du quotidien mis à disposition, l’artiste Erwin Wurm invitait les spectateurs à se muer, l’espace d’un instant, en sculptures vivantes.
Cette année, les enfants de l’école primaire Tristan-L’Hermite se sont à leur tour amusés à défier les lois de la gravité, se prêtant au jeu de l’équilibre précaire, partant à la recherche d’ustensiles à détourner, déclinant les combinaisons sculptées éphémères, cherchant l’équilibre afin de retarder – un peu – la chute !

micro-zOom sur atelier n°2

19 01 2016 : s’inspirant de l’oeuvre Graines de Lumière d’Érik Samakh (commande du CIAP – Centre international d’art et du paysage de l’île de Vassivière), des enfants de l’école primaire Tristan-L’Hermite (La Souterraine) pensent et proposent un paysage nocturne rehaussé d’illuminations, par l’ajout de petits papiers blancs, en perçant leur feuille…

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Puis ils ont l’idée lumineuse d’une variation de l’exercice du jour en traçant à la craie les formes mouvantes sur le grand tableau en train de sécher, créant à leur tour un lieu abstrait, contrasté et poétique.

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micro-zOom sur atelier n°1

22 09 2015 : les enfants de l’école Jules-Ferry à La Souterraine découvrent Chronome 63, que la lumière soit, une tapisserie monumentale installée dans la cathédrale Notre-Dame de Tulle. Commandée à l’artiste Roman Opalka en 1997, l’œuvre en fils d’or nécessita deux ans de travail pour les lissiers en charge de la réaliser.
Après un échange sur l’art de la tapisserie, puis sur la notion de monochrome à travers le travail d’Opalka mais aussi celui de Pierre Soulages ou d’Yves Klein, l’atelier se transforme en terrain d’expression unicolOre !

 

question de technique & de philosophie

En atelier à l’école de Saint-Jean-Ligoure, le plasticien Francis Lavoute transmet aux enfants l’apprentissage de sa technique de prédilection : la linogravure. Pour l’artiste, il s’agit d’un simple mais fascinant moyen de créer des images à la fois similaires et uniques, modifiables à l’infini… Petit clin d’oeil à point nommé à Claude Viallat !

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Le geste à l’infini, donc !

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Zoom sur la plaque de linoleum. Les dessins ont été réalisés sur feuille, au préalable, par les enfants. Ils s’agit, vous l’aurez bien sûr deviné, de graines imaginaires !

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Zoom sur quelques résultats de linogravure, épinglés provisoirement au tableau. Les enfants ont ensuite eu pour mission d’apporter de la couleur à leurs dessins respectifs.

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À vous de jouer maintenant ! Téléchargez l’image et opérez comme vous voulez : peinturlurage ou ajout de minutieux graphismes, découpage, collage, assemblage, reproduction, hybridation, transformation…

du Nuage Rouge de Laurent Saksik au Salon de transformation blanc de Marie-Ange Guilleminot

Le 25 avril dernier a eu lieu à La Souterraine une déambulation festive reliant l’appartement 105 à la sculpture Nuage Rouge. Tout le long du parcours des bornes ont été déposées et numérotées par les participants qui tenaient joyeusement des nuages réalisés le matin même. Dès l’arrivée à la MJC, la performance s’est muée en dessins à la craie, clin d’œil au premier workshop pour l’appartement 105. Une exposition du projet de réhabilitation de ce dernier ainsi que des travaux des enfants réalisés lors des activités péri-éducatives fut présentée dans la salle « Traces de pas ».

La première pièce — intitulée gouttes de nuage et proposée par les enfants de CP-CM2 des écoles Jules-Ferry et Tristan-L’Hermite — portait sur la (re)découverte du Nuage Rouge. Située sur le parvis de la MJC, l’œuvre monumentale de Laurent Saksik renvoie à un tableau de Mondrian. Sculpture changeante, elle réagit aux saisons. L’eau contenue dans la structure se cristallise, goutte, perle selon qu’il gèle, vente, pleut… Si le soleil chasse ses congénères dans le ciel, le Nuage Rouge est bien ancré et offre ses facettes réfléchissantes et sa transparence à qui s’approche.

Une œuvre dans l’espace public, c’est une portion d’art que l’on amène dans ses souvenirs, dans les passerelles que nous créons entre le quotidien et notre « petit musée personnel ». Le mot engramme souligne le cheminement. Il s’agit d’une empreinte laissée dans le cerveau par des événements vécus et réactivée par des stimulations appropriées, des sons, des odeurs… Des personnes, en sentant une tarte aux pommes par exemple, se trouvent ramenées comme des années en arrière au milieu de la cuisine de leurs grands-parents avec cette odeur enveloppante et familière. C’est une sorte de voyage entre passé et présent et c’est ainsi que nous revenons aux gouttes de nuage.

La pièce des enfants est composée d’une multitude de cocottes ou pouce-pouce. En atelier, le modeste jeu de papier de notre enfance s’est transformé en sculpture collective et évolutive aux multiples facettes, en incitation à œuvrer. Dans l’exposition, sur un grand nuage en carton est disposé le matériel nécessaire pour que chaque spectaCteur puisse créer sa cocotte et l’ajouter aux autres. D’abord réalisées en papier rouge, puis bleu, jaune, vert, orange comme dans un arc-en-ciel ou kaléidoscope, elles évoquent les gouttes d’eau qui se forment et se reforment dans le Nuage Rouge.
Cela fait écho à l’œuvre de Marie-Ange Guilleminot le Salon de transformation blanc, invitation à réaliser des Tsuru (des grues en papier selon la technique de l’origami) en hommage à « une jeune fille japonaise, Sadako Sasaki, victime de la bombe atomique, qui avait pratiqué l’origami dans l’espoir de guérir. »

Ici, si le jeu est le point de départ de la pièce, les enfants ont vite perçu le pouvoir de communication, de transmission et de liens de ces petites cocottes devenues grande sculpture et vous invitent à se joindre à eux.

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atelier préparatoire des gouttes de nuage à l’école Tristan-L’hermite, 23/04/2015